Freud n’a cessé de soutenir que le passé infantile, aussi bien celui de l’individu que celui de l’humanité, demeure constamment présent en nous. Selon lui, ces états infantiles peuvent être réactualisés à travers les mouvements de régression que révèlent le rêve et le symptôme névrotique au niveau individuel, ainsi que les formes de la mythologie collective qui resurgissent, sous des figures toujours renouvelées, dans la religion, l’art et les médias.
L’âme primitive ne disparaît jamais ; elle persiste et se manifeste à travers des mécanismes psychiques variés, notamment sous la forme de la compulsion de répétition (Wiederholungszwang), où le passé ne cesse de faire retour sous des modalités nouvelles.


