FREUD A EXPLIQUÉ POURQUOI TU NE TE SOUVIENS PRESQUE JAMAIS DE TES RÊVES
Tu te réveilles.
Tu sais que tu as rêvé.
Mais en quelques secondes… tout disparaît.
Mauvaise mémoire ?
Pour Sigmund Freud, non.
Freud a dit quelque chose de dérangeant :
Oublier le rêve n’est pas un accident.
C’est une défense.
Selon lui, les rêves ne sont pas un simple bruit mental.
Ce sont des tentatives de l’inconscient pour exprimer des désirs, des peurs ou des conflits que nous n’acceptons pas toujours à l’état éveillé.
Mais ces contenus passent par ce qu’il appelait la « censure ».
L’esprit les déguise pour qu’ils ne soient pas trop perturbants.
Et au réveil, il se produit autre chose :
La même censure aide à les effacer.
Pourquoi ?
Parce que se souvenir de certains désirs ou conflits pourrait provoquer de la culpabilité, de l’angoisse ou une contradiction avec l’image que nous avons de nous-mêmes.
Freud observait que :
• plus le contenu émotionnel est intense,
• plus il est probable que le rêve soit oublié,
• ou que nous n’en retenions que des fragments épars
Ce n’est pas que le rêve n’a pas existé.
C’est que le système psychique le repousse hors de la conscience.
C’est pourquoi il ne reste parfois que :
• une image étrange
• une sensation inconfortable
• un détail absurde sans contexte
Le reste s’évanouit.
Freud le résumait ainsi :
Le rêve tente de montrer quelque chose.
La censure tente de le cacher.
Et au réveil, bien souvent, la censure l’emporte.
L’idée dérangeante est la suivante :
Ne pas se souvenir du rêve ne signifie pas qu’il ne dit rien.
Parfois, cela signifie qu’il en disait trop.
Et ce qui ne peut être maintenu dans la conscience…
se dissipe simplement.


