La fabrique de l’homme pervers (2013)

De plus en plus nombreux dans notre société, les pervers narcissiques constituent selon certains auteurs près de 10 % de la population. Ils ont une organisation psychique très rigide et archaïque, caractérisée par l’emprise et la jouissance. Leur destructivité est considérable. Comment les repérer? Y a-t-il un profil type de victime ? Comment sortir de leurs griffes ?

Plus largement, quelle est l’importance de l’éducation, des rôles spécifiques de la mère et du père dans la fabrique de cette perversion ?

Encore plus largement, notre société n’est-elle pas en train de se transformer en une véritable fabrique de pervers ordinaires ?

Succès de librairie, ce livre en est à son 4° tirage. L’auteur y aborde aussi cette mystérieuse et délicate question de ce que l’on peut considérer comme le mal du siècle : la déperdition de l’humanisation et le désenchantement du monde.

La dépression (2004)

Beaucoup d’entre nous peuvent être déprimés un jour ou l’autre. Que faire ? Voici un petit guide pratique pour vous accompagner dans les moments difficiles.

  • Comment repérer les signes de la dépression ?
  • Quels sont les différents types de dépression ? Qu’appelle-t-on une dépression masquée ?
  • Comment soigner la dépression ? Quand faut-il prendre des antidépresseurs ? Comment agissent-ils ? Quel est le rôle de la psychothérapie ?

Un ouvrage pratique qui fait le point de l’actualité de la dépression et de son traitement avec de multiples conseils pour le malade et son entourage.

La dangerosité alcoolique (1998)

La dangerosité alcoolique est un concept difficile à cerner, qui fonde pourtant en partie la législation de la lutte contre l’alcoolisme.

Il est en tout cas central dans la loi du 15 avril 1954, dont il constitue le paradigme dominant et a été intégré tel quel dans le Code de la Santé publique, où il fait l’objet de l’article L. 355-2 :

«Tout alcoolique présumé dangereux doit être signalé à l’autorité sanitaire par les autoritaires judiciaires ou administratives compétentes dans les deux cas suivants :

  • lorsque, à l’occasion de poursuites judiciaires, il résultera de l’instruction ou des débats des présomptions graves, précises et concordantes permettant de considérer la personne poursuivie comme atteinte d’intoxication alcoolique ;
  • sur le certificat d’un médecin des dispensaires, des organismes d’hygiène sociale, des hôpitaux, des établissements psychiatriques.

«L’autorité sanitaire peut également se saisir d’office à la suite du rapport d’une assistante sociale, lorsque celle-ci se sera rendu compte du danger qu’un alcoolique fait courir à autrui.»

De ce point de vue, la loi du 15 avril 1954, qui sanctionne un état et non un fait, manifeste qu’on passe du droit pénal d’interdiction au droit pénal d’obligation. Ce tournant dans la pensée juridique instaure cette notion quelque peu ambiguë d’obligation de soin, qui scotomise la réalité de la relation thérapeutique derrière la coercition.

Ainsi peut-on légitimement se demander s’il s’agit d’une loi sanitaire ou d’une loi d’exception, avec tous les aspects discriminatifs de sûreté et de répression que cela implique ?

Pourquoi une législation spécifique pour une maladie, dès lors que le principe du droit commun assure à chacun «l’égalité devant la légalité» ?

Afin de progresser pas à pas, il apparaît utile de mieux saisir «la maladie alcoolique» en définissant clairement des notions clés, puis en abordant les éléments statistiques, épidémiologiques et cliniques qui la caractérisent.

Ce qui permettra ensuite, à partir d’une réflexion critique sur la notion d’obligation de soin, de voir comment la loi du 15 avril 1954 introduit une rupture dans les grands principes du droit pénal.

Enfin, nous nous interrogerons sur son inapplication qui est peut-être la preuve la plus criante de son caractère obsolète.

Là devraient se rejoindre la médecine légale et l’alcoologie moderne, dont on doit reconnaître les plus récents progrès.

Clinique de la chronicité en psychiatrie (1995)

«Louis nous a frappés d’emblée par ses déambulations incessantes et son aspect fuyant et loqueteux. Hirsute, sale, le pantalon et la veste débraillés».

C’est ainsi que commence la poignante rencontre avec un patient chronique d’Asile. Après une description clinique, l’auteur propose des pistes de réflexion sur les facteurs de chronicité et la notion de destin en psychiatrie.

En effet, pour citer l’auteur : «il faut qu’une voix se fasse entendre en remontant les échecs d’une vie et sa misère pour donner sens à l’enchaînement. {…}.

L’acte de parole nous affranchit d’un déterminant aveugle qui confondrait le destin et l’inconnu».

Guide de l’intervention en santé mentale (1993)

Préfacé par Pierre Truche, premier Président honoraire de la Cour de Cassation, cet ouvrage est destiné à l’ensemble des intervenants sociaux et médicaux, ce guide leur offre une approche synthétique des principaux textes de législation sociale en santé mentale.

Les principales situations auxquelles sont confrontés les professionnels de l’action sociale et du secteur médical sont traitées à travers quatre sections :

  • Législation psychiatrique générale;
  • Les conduites dangereuses;
  • Les handicapés;
  • L’enfance inadaptée.

Chacun des quinze chapitres présente un cas clinique, des questions clés, un exposé et un commentaire de textes de référence, ainsi que des questions pratiques. Un index et un répertoire d’adresses complètent le tout.

La dangerosité (1990)

La dangerosité est un terme flou aux connotations multiples qui continue de susciter avec raison de nombreuses interrogations tant théoriques que pratiques. Les points de vue du juriste et du psychiatre sont-ils conciliables ? La maladie mentale doit-elle systématiquement irresponsabiliser ? A quelles difficultés se heurte l’expert psychiatre ? Peut-on prévoir et prévenir la dangerosité ?

Autant de questions que les auteurs des communications ont tenté d’éclairer dans cet ouvrage qui se veut une première tentative passionnante et pluridisciplinaire pour confronter les approches dans le domaine médical et judiciaire.

Un livre qui concerne tous ceux qui dans l’exercice de leur métier sont quotidiennement amenés à réfléchir sur la prévention et la responsabilité pénale.

Don quichottisme et psychiatrie (1987)

Le psychiatre, en dehors des méthodes d’approche objectives, a besoin, pour appréhender la réalité de la pathologie mentale de modèles.

En ce sens, don Juan, Faust ou Don Quichotte peuvent nous enseigner au même titre qu’un traité de nosographie. Le Don quichottisme consiste à investir une énergie considérable à la défense des causes perdues d’avance en se leurrant et en leurrant autrui. Il s’agit d’une attitude plus magique que scientifique.

Situer le Don quichottisme en psychiatrie, en dégager quelques finalités, contribuera peut-être à plus d’humilité dans l’acte de soigner ; à plus d’humanité dans le projet de guérir, et permettra sans doute à une psychiatrie revisitée par le personnalisme, de découvrir en l’homme, un regard inventé pour une autre lumière.

«A notre époque, écrit le Professeur J. Guyotat, où notre discipline peu à peu s’oriente vers les neuro-sciences, avec succès d’ailleurs, où elle se met à quantifier tout comportement au risque de le bureaucratiser, ce qui est plus ennuyeux, cette dimension du romanesque et du romantisme reste précieuse…

… Ce livre peut vivement intéresser celui qui veut réfléchir aux limites d’une certaine attitude idéaliste, voire idéologique dans les relations avec autrui… Il est émouvant… C’est un livre qui vient bien à son heure.»

Tél. 04 90 33 75 83

Contactez-moi

Le Docteur Dominique Barbier pratique comme :

Contactez Le Docteur Dominique Barbier pour une demande de rendez-vous.