Le futile, l'officiel insignifiant et la psychanalyse !

5 déc 2020

Rien, au regard de la psychanalyse, ne peut être tenu pour futile, dérisoire, absurde, insignifiant - ou rebutant ; tout, au contraire, fait signe et sens. [...] pour la psychanalyse, rien n'est rebut, tout fait rébus. Ce qui revient à dire que le déchet n'existe pas, que tout élément de réalité, et l'humaine réalité par-dessus tout, s'offre comme un ensemble de signes apparents capables de révéler, à l'aide de combinaisons réglées, un sens caché, des sens cachés - une multitude de sens cachés. Avec Freud donc, le rebut, sous toutes ses formes, fait une mémorable entrée dans le domaine du savoir et de l'analyse rationnelle, avec toutes les implications qu'un tel événement comporte. (Roger DADOUN, Freud, Belfond Ed.)

La psychanalyse est un déchiffrage

28 nov 2020

La psychanalyse est un déchiffrage surtout dans le temps qui va donner sens dans l’après-coup. Elle remet en cause l’imaginaire en découvrant que quelque chose est déjà écrit qui pourrait devenir destin à notre sujet et qu'il est possible par l'écoute de soi et de son désir de transformer ce qui aurait été un destin en destination, par la reprise en main de son existence.

Le Courage

19 nov 2020

Le courage, c'est de comprendre sa propre vie, le courage, c'est d'aimer la vie d'un regard tranquille, le courage, c'est d'aller à l'idéal et de comprendre le réel !

La Psychanalyse vue par Catherine Deneuve

8 nov 2020

"Je me suis instruite de la psychanalyse qui m'intéresse comme toute technique qui vise à alléger la souffrance. De plus, un acteur, par refus ou par acceptation, croise forcement la psychanalyse. Par sa propension naturelle au narcissisme et à l'introspection, mais aussi par une réceptivité très ouverte, une sorte d'instinct au monde et aux gens. La plupart des acteurs, surtout les bons, savent que leur métier consiste à puiser dans une fragilité, un déséquilibre, une singularité. Être acteur, c'est un engagement qui vous pompe beaucoup plus qu'on croit, qui vous apporte aussi énormément, mais je ne pense pas que ce soit une vocation qui mérite de sacrifier sa vie, c'est-à-dire de vivre majoritairement dans une illusion de soi-même. C'est être un instrument et se laisser emporter. Le problème c'est de revenir, d'atterrir. Je suis encore étonnée d'avoir choisi ce métier. C'est profondément hostile à ma nature : je préfère regarder qu'être regardée, écouter plutôt que parler"

(Catherine Deneuve)

La psychanalyse selon Jacques André

8 nov 2020

La psychanalyse n'est pas le prolongement de la confession, elle en est plutôt le contre-pied : se confesser c'est dire ce que l'on ne sait que trop et que l'on voudrait garder caché, enfouir au plus profond. Parler en analyse c'est prendre le risque de dire ce que l'on ne sait pas et qui, paradoxalement, est le plus profond de soi-même, si ce n'est que « soi-même » l'ignore.

(Jacques André, Paroles d'hommes)

Le langage selon Georges Bataille

8 nov 2020

Si quelqu'un me demandait ce que nous sommes, je lui répondrais de toute façon : cette ouverture à tout le possible, cette attente que nulle satisfaction matérielle n'apaisera et que le jeu du langage ne saurait tromper! [...] En effet, le moment suprême est dans le silence et, dans le silence, la conscience se dérobe. [...] Que serions-nous sans le langage? Il nous a fait ce que nous sommes. Seul il révèle, à la limite, le moment souverain où il n'a plus cours. Mais à la fin celui qui parle avoue son impuissance.
(Georges Bataille, L’érotisme)

L'importance de l'enfance dans l'histoire du sujet (poème d'Andrée CHEDID)

27 oct 2020

La poésie est création, comme la psychanalyse et comme la maïeutique socratique qui nous renvoie à l'appel prométhéen du : "deviens ce que tu es".

LA PSYCHANALYSE VUE PAR Isabelle ADJANI

3 oct 2020

DE L'IMPORTANCE DE DEVENIR SOI !

Isabelle ADJANI

"L'analyse aide à se rapprocher de soi. On entend souvent dire que l'analyse vous change. Mais non, ça ne vous change pas, ça vous rend à vous. Vous ne devenez pas quelqu'un d'autre, c'est la personne que vous étiez avant qui était une autre. On peut avoir une sorte de désillusion pas toujours facile à vivre lorsque l'on découvre qui l'on est. On se dit : « Voilà, c'est donc moi et il va falloir vivre avec. ». Mais à partir de là, on va pouvoir prendre les vraies décisions. Dire : « Je sais qui je suis et donc, j'aime ça, je n'aime pas ça, ceci me rend heureuse et cela malheureuse. » Des pans de sa vie tombent, les masques aussi. On change d'amis, il y a des gens avec qui on ne peut plus continuer, ni l'amitié ni le travail, et on accepte la perte. On apprend ce qui est bon pour soi. C'est fou ce que l'on peut s'habituer à vivre ce qui n'est pas bon pour soi ! "

Entretien paru dans Psychologies magazine (2010)

Jouir du malheur de l'autre ou l'emprise dans le couple

24 sep 2020

Le Docteur Dominique Barbier, psychanalyste, psychothérapeute à Avignon, vous présente son nouvel article : Jouir du malheur de l'autre ou l'emprise dans le couple. 

Article

La sagesse du psychanalyste (J. Lacan)

4 aoû 2020

Un psychanalyste doit savoir attendre, savoir se taire aussi s’il veut qu’à la fin, un sujet prenne la mesure de l’insoupçonnable de sa propre vérité et sans doute aussi de ce qui reste irréductible de son symptôme. Ainsi un psychanalyste ne sait pas à l’avance ce que sera l’issue d’une analyse et il ne peut donner que ce qu’il a. Comme la plus belle fille du monde, dit le dicton. Mais lui, ce qu’il a, ce n’est rien d’autre que son désir. À cet égard, il est comme l’analysant, à ceci près que le sien est un “ désir averti ”. Et c’est parce que son désir est averti qu’il ne cèdera pas au fantasme de se confondre avec le bien de celui dont il a la charge.

( Lacan, Le Séminaire, livre VIII, Le transfert, Seuil, Paris, 1991, p 220.)